ESPACE BLOG
Thématiques
Formats

Nos codes promos :

BIO22 - Recevez en cadeau notre tote bag 100% coton bio et profitez de frais de livraison réduits à 0,01€ dès 50€ d'achat. Valable pour les 100 premières commandes jusqu'au 31 juillet avec le code BIO22

POCHON22 - Pour l'achat simultané de 2 jeux relationnels de Frédérique Epelly (voir ici), recevez en cadeau un sac pochon avec le code POCHON22

Voir les offres spéciales du Souffle d'Or

Comment inverser le mécanisme du Burn Out pour s’en préserver et prospérer ?

Publié le : 12/09/2022 10:44:25
Catégories : Développement personnel , La Presse en parle

Comment inverser le mécanisme du Burn Out pour s’en préserver et prospérer ?

Le Burn Out, un mécanisme qu'on peut inverser !

Si vous pensez que vous êtes proche d’un état de burn out ou qu’au contraire, vous n’en ferez jamais car vous n’avez pas le profil, cet article peut vous intéresser… Le terme Burn Out a été utilisé pour la première fois dans les années 1970 par le psychothérapeute et psychiatre Herbert Freudenberger, auteur des premières recherches sur l’épuisement professionnel. D’après ses observations, ce sont souvent des individus très engagés et dévoués à une cause qui sont frappés par ce mal, ce qui classe pour lui le Burn Out comme une sorte de « maladie du battant ». D’autres études sont réalisées à la même époque par une chercheuse en psychologie sociale, Christina Maaslach. Pour elle, les causes de ce mal se situent davantage dans l’environnement du travail et ses conditions que dans des facteurs personnels seuls. La définition du syndrome d’épuisement professionnel a peu évolué depuis son apparition, elle a cependant été étendue à presque tous les champs professionnels, à tel point qu’on la considère aujourd’hui comme la maladie du siècle. Et pour cause, non seulement beaucoup d’entre nous et de nos proches flirtent dangereusement avec l’épuisement, mais notre société elle-même semble désormais touchée par ce mal. Ni les cinquante années passées depuis l’apparition de ce terme ni les dizaines de livres publiés sur ce sujet n’ont permis d’enrayer la virulence de cette épidémie pourtant non contagieuse.

En 2019, 36%1 des salariés français affirmaient avoir déjà été touchés par l'épuisement professionnel tandis que 24% se considéraient en situation d’hyper-stress considérée comme dangereuse pour leur santé2. La pandémie de Covid 19 a fait exploser les statistiques en lien avec l’épuisement : un sondage d’OpinionWay réalisé en septembre et octobre 2021 montre une hausse de 25 % des cas du Burn Out par rapport à mai 2021 tandis que les recherches concernant ce sujet se démultiplient sur google. Google trends, l’outil qui permet de connaître le nombre de recherche par mot clé montre que les recherches sur le « Burn out » ont explosé elles aussi3, enregistrant une augmentation de 40 % concernant l’expression « burn out au travail », de 70 % pour le « burn out à l’école » et de 84 % pour le « burn out de la vie quotidienne ».

Le Burn Out, lorsqu’il amène celui ou celle qui le vit au stade de l’effondrement est d’une violence inouïe. Arrivent en cascade effondrement spirituel, émotionnel, physique, psychique, immunitaire et social. L’effondrement de la vie professionnelle fait boule de neige impactant également la vie personnelle. C’est cette succession d’effondrements qui caractérise à mon sens le vrai Burn Out des simples alertes qui sont certes de plus en plus fréquentes.

Lorsqu’un Burn out a mit la superwoman que j’étais KO pendant de nombreuses années, j’ai cherché à comprendre pourquoi et comment. Pourquoi moi ? Je pensais être une personne plutôt équilibrée et relativement satisfaite par sa vie. Et comment cela avait-il pu se passer s’en que je ne m’en aperçoive ?

Mes premières lectures et conclusions personnelles m’apportèrent des éléments de réponse sur les causes du Burn Out. Des causes assez classiques qui étaient reprises par de nombreux articles et livres traitant du sujet. L’absence de limites entre vie personnelle et vie professionnelle, la saturation cognitive provoquée par les réseaux sociaux, le télétravail, la méconnaissance de ses limites, le culte de la performance… la liste est longue et malgré cela, elle ne m’apporta qu’une réponse partielle car je n’ai pu m’empêcher de constater que d’autres personnes qui s’étaient trouvé dans les mêmes circonstances que les miennes, n’avaient non seulement pas fait de Burn out mais s’épanouissaient. Cette constatation m’a mené à comprendre que le Burn Out n’est en fait qu’un mécanisme et qu’en tant que tel, il est possible de l’inverser.

Le modèle de la Fleur de l’être, outil de prévention et de guérison du Burn out

Pour déjouer le mécanisme du Burn Out, il est essentiel de comprendre dans un premier temps ce qui permet à toute personne de s’épanouir : l’équilibre et la cohérence intérieure, garantes du fait que la vie a du sens. Le modèle de la Fleur de l’être m’a permis de modéliser ces notions au départ très abstraites pour les utiliser comme guide de reconstruction et de prévention et surtout de comprendre que la racine du Burn Out se trouvait dans l’incohérence.

Comprendre comment fonctionne notre cohérence interne, la mesurer, nous permet de devenir conscient de ce qui nous épanouit, mais aussi de ce qui nous déséquilibre, point essentiel pour éviter d’enclencher la spirale infernale qui mène au Burn Out, ou à d'autres pathologies. C'est un outil qui va nous permettre d'identifier les racines du mal à neutraliser avant qu’elles ne grandissent.

Les 5 états de la Fleur de l’être, de l’épanouissement à l’’épuisement.

Chaque état de cohérence est souvent associé à des caractéristiques et symptômes physiques et psychologiques qui correspondent également aux différentes phases d'épuisement décrites par Freudenberger. La gravité du Burn Out qu’une personne va vivre dépend du stade de cohérence intérieure auquel il survient. On peut être « juste épuisé, bien brûlé ou complètement cramé ».

La fleur de l'être* L’état de synchronicité : Cet état se traduit par une cohérence intérieure optimale. L'état de synchronicité est un état dans lequel nous sommes en accord avec notre vie, avec nos rêves et nos principes, où tout est fluide.

* L’état de manque : Cet état se traduit par une cohérence intérieure élevée, mais non optimale, reposant sur trois des quatre piliers de la « Fleur de l’être ». L’être intérieur est globalement en cohérence, l’identité de la personne est préservée, en revanche, subsiste une zone de déséquilibre venant du pilier faible, ce qui va créer inévitablement un vide, un manque.

* L’état de frustration : Dans cet état de déséquilibre déjà avancé, le Burn Out commence à graviter autour de la personne. On commence à ressentir les premiers signes annonciateurs de l'épuisement professionnel. Frustrations, manques, blocages, se multiplient à tous les niveaux de la vie, augmentant d’autant l’énergie dépensée à essayer de les résoudre mais aussi la frustration engendrée par la situation.

* L’état de doute : Dans cet état de cohérence faible très désagréable à vivre, notre équilibre ne repose plus que sur un seul pilier. Le niveau d'anxiété est élevé. Les émotions de joie, d'amour, de paix ont été remplacées par la frustration, le manque, la culpabilité et les doutes. On ne travaille plus par « plaisir » mais par « devoir ». Une lassitude peut se faire sentir jointe à un besoin de reconnaissance toujours plus accru.

* L’état de perte de sens : Cet état de grande incohérence intérieure est celui du Burn Out grave, caractérisé par le sentiment de perte de sens. Une phase où l'on sent souvent que quelque chose ne va pas. On se sent perdu, mais n'ayant pas de réponses à nos doutes, on s'efforce de les ignorer et on continue à avancer en roue libre, inconscient que notre corps et notre cœur sont à vif. Le moindre choc physique ou émotionnel peut déclencher l'effondrement de notre être, ce qui peut avoir des conséquences lourdes.

Le Light In, l’antidote au Burn Out

Identifier son état de cohérence intérieure permet dans un premier temps de se situer sur l’échelle de la Fleur de l’être. Si l’épuisement est provoqué par l’incohérence dans le corps, alors augmenter sa cohérence va permettre de court circuiter le mécanisme en inversant son processus afin non seulement de prévenir ou guérir le mal, mais aussi, de se retrouver en état de synchronicité afin d’expérimenter la fluidité dans sa vie personnelle et professionnelle.

C’est ce cheminement de l’incohérence à la cohérence que j’ai nommé le Light In, en opposition au Burn Out. Le Light In symbolise la reconnexion profonde à son être, à cette lumière intérieure qui va nous guider et illuminer peu à peu les zones d’ombres détruites par le feu du Burn out ; on ne peut durablement guérir d’un épuisement grave sans reprendre contact avec son corps, apprendre à l’écouter et à en prendre soin. Prévenir et guérir d’un Burn Out c’est avant tout reconquérir son propre corps afin de comprendre ce qui augmente notre cohérence ou ce qui la diminue. Le corps va devenir pour ceux que le couperet du Burn Out menace le premier instrument qu’ils vont devoir apprivoiser grâce à leurs cinq sens, à des techniques de respiration, à des pratiques corporelles pour ramener mécaniquement cette cohérence qui fait défaut afin d’enclencher cette fois-ci, une spirale constructive qui va les mener au-delà du Burn Out, vers l’épanouissement.

Le Burn Out peut devenir un chemin initiatique pour ceux et celles qui acceptent de relever ses défis. Le Light In, son antidote, montre la voie vers un nouveau paradigme individuel mais également collectif. Une fois la cohérence retrouvée, l’état de synchronicité nous permet de nous libérer des cercles de dépendances de la société « techno-logique », qui suit la logique de la technologie, pour inscrire nos actions dans les cercles d’abondance de la société « bio-logique », qui suit la logique du vivant. Etre vivant dans une société elle aussi vivante permet à ceux qui ont su dépasser le Burn Out de trouver enfin leur juste place, celle qui les mènera vers l’épanouissement.

Par Estelle RINAUDO, auteure de Du Burn Out au Light In, Ed Souffle d'Or, 20/09/2022

Ceci peut vous intéresser

Partager ce contenu