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Le monde extérieur n’existe pas

Publié le : 04/09/2018 16:11:54
Catégories : Santé et bien-être

Le monde extérieur n’existe pas

Deux personnes sortent d’une salle de cinéma et croient commenter le film. Ils sont en désaccord, l’un a aimé, l’autre non. De quoi parlent ils ? Du film ?, non. De leurs valeurs : « très esthétique » dit le premier, « sans message spirituel » affirme le second. Leur préoccupations sont différentes, leur réaction aussi. Entre le monde extérieur et notre conscience s’interposent de nombreux filtres, filtres biologiques, personnel, familiaux, culturels… Savez vous que les chiens perçoivent les ultra-sons qu’ils nous est impossible de percevoir, les éléphants les infrasons, les oiseaux voient des couleurs que notre rétine ne peut capter. Alors comment est le monde ? De quel monde parlons nous ? De celui du chien ou de celui de l’aigle, de la femme musulman ou de l’esquimau catholique ? Nous voyons ce que nous pouvons voir et ce que nous avons appris à voir. Nous ne réagissons non pas à ce qui se passe à l’extérieur mais à ce que nous projetons à l’extérieur : notre histoire, nos désirs et nos peurs.

Le décodage biologique observe depuis 25 ans que toute maladie naît d’un imprévu choquant. Il fait l’hypothèse que l’infarctus vient d’une perte de territoire. Mais pour vivre mal la perte de son territoire il a fallu auparavant donner de l’importance à ce territoire ! en être dépendant, s’y identifier, sinon no stress, no-conflit : je suis complet, entier, à l’instant même. Rien à y rajouter ; rien à y retirer ; rien à transformer. Pas de perte de territoire possible.

L’eczéma suivrait un conflit de séparation. Mais pour vivre mal une séparation, il a fallu donner de l’importance à cette personne qui est partie, ou à cet objet perdu, ou cette voiture volée.

Et cet événement dramatique ne se trouve pas à l’extérieur de nous mais à l’intérieur. Sinon nous réagirions tous de la même façon au même film, aux mêmes décisions politiques, aux mêmes œuvres d’art. Et ce n’est pas le cas. Nous réagissons à ce que nous projetons à l’extérieur.

« Quand tu me regardes comme ça, je sais que tu ne m’aimes plus ! »
« Pourquoi rentres tu en retard ? Qui as tu vu ? »

La maladie a pour point d’arrivée et de départ le même lieu : nous, notre corps, notre histoire, nos émotions.

Avec le livre Le monde extérieur n'existe pas, je fait le lien entre vos symptômes et l’identification à ce que vous n’êtes pas : un personnage docile. Il se situe en amont du stress, ou choc. Le problème n’est pas que mon mari m’ait quitté, mais mon identification à ce que je ne suis pas : Sa femme ! L’advaita nous parle d’un lieu sans identification, un lieu de changement permanent, un espace d’accueil total, un lieu sans conflit possible. En route pour une rencontre insolite avec toi même.

AuteurChristian Flèche

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