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8 plantes incontournables de la santé des femmes

Publié le : 05/03/2019 16:07:25
Catégories : Santé et bien-être

8 plantes incontournables de la santé des femmes

Les huit plantes présentées ici font partie de la pharmacopée de base de toutes les femmes. Douces, nutritives, soutenantes, sensuelles, elles n'en sont pas moins efficaces. À intégrer dans notre vie, tout au long du cycle ou selon nos humeurs.

Framboisier (Rubus idaeus)

Le framboisier, une plante astringenteComme elles sont délicieuses, les framboises de l'été ! Mais cette plante a aussi de merveilleuses propriétés médicinales. Utilisées par les peuples autochtones depuis toujours, les feuilles du framboisier sont riches en flavonoïdes, en tanins et en minéraux. C'est une plante nutritive extraordinaire. Astringente, elle donne du tonus à l'utérus et ses ligaments, facilitant ainsi les menstruations et l'accouchement. Antispasmodique du muscle utérin, elle calme les crampes menstruelles. Elle diminue aussi les nausées de grossesse.

Partie utilisée : feuilles, cueillies avant la floraison.

En infusion : une cuillerée à thé de plante sèche par tasse d'eau pour un usage fréquent. Infuser 10 minutes. On peut aussi la boire concentrée (une cuillère à soupe et plus) pour calmer les crampes menstruelles. Pour cet usage lors des règles, on veillera à en boire 1 à 3 litres, comme "tisane des lunes"...

En décoction : la plante fraîche aura avantage à être légèrement chauffée dans une eau frémissante, de 5 à 10 minutes. Utilisez une poignée pour 500 ml.

En teinture (ou alcoolature) : selon l'usage désiré, prenez 20 à 200 gouttes (0,5 à 5 ml), 2 à 3 fois par jour. Si les douleurs des crampes menstruelles sont aigües, prenez 40 à 60 gouttes chaque demi-heure jusqu'à diminution ou arrêt des crampes. Si après 3 heures, les douleurs ne s’effacent pas, arrêtez et revenez à une prise normale.

Ortie (Urtica dioica)

L'ortie, une plante tonique pour l'organismeTonique général de l'organisme, nutritive, altérative, c'est une des plantes les plus importantes de la pharmacopée féminine. Elle est adaptogène, c'est-à-dire qu'elle nous aide à nous adapter aux changements, qu'ils soient d'ordre hormonal, émotionnel, environnemental, etc. Elle nous ramène au centre. Elle aide à nous redonner le fer et le magnésium que nous perdons lors des menstruations, à recommencer le cycle avec plus d'énergie, à diminuer les syndromes prémenstruels et prévenir les crampes... Bref, elle est utile à tout moment ! À noter qu'elle perd son pouvoir urticant (qui en passant, nous est désagréable mais purifie le sang) au séchage ou à la cuisson.

Partie utilisée : feuilles, cueillies avant la floraison.

En nourriture : les jeunes pousses sont particulièrement goûteuses en soupe, à la vapeur, au four, en gratin, en jus vert, en smoothie... et ont toutes les propriétés d'un super aliment.

En infusion : une cuillerée à soupe de plante sèche par tasse d'eau pour un usage fréquent, infusez 5 à 10 minutes.

En décoction : la plante fraiche aura avantage à être légèrement chauffée dans une eau frémissante, de 5 à 10 minutes. Utilisez une poignée pour 500 ml.

En teinture (ou alcoolature) : même si on peut la prendre en teinture, l'ortie agit mieux en solution aqueuse ou en vinaigré, pour ses propriétés nutritives. Prenez 40 à 200 gouttes (1 à 5 ml), 2 à 3 fois par jour.

Trèfle rouge (Trifolium pratense)

Le trèfle rouge, une plante nutritiveCette plante est dans notre pratique, un grand soutien féminin. Nutritive, elle est très riche en calcium. Ses fleurs si belles alcalinisent le corps. Elles sont également altératives : elles aident le sang à se débarrasser de ses toxines, assistant lors de problèmes de peau divers. Riche en isoflavones, elle a un effet œstrogénique, aidant ainsi lors de la ménopause et dérèglements hormonaux. Le trèfle rouge, bien qu’elle ne soit pas considérée comme nervin, a la propriété de nous stabiliser, de nous enraciner.

Parties utilisées : sommités fleuries. En infusion : environ 3 fleurs par tasse, infusez 5 minutes. La plante fraîche s'infuse aussi, de 10 à 15 minutes.

En teinture (ou alcoolature) : 40 à 80 gouttes (1 à 2 ml) 2 à 3 fois par jour.

Pissenlit (Taraxacum officinale)

Ce pissenlit si mal-aimé est une merveilleuse plante hépatique. Il aide notre foie à se débarrasser efficacement du surplus d'hormones, notamment des xéno-œstrogènes, et ainsi à diminuer les sautes d'humeur et les malaises digestifs associés aux SPM. À la fois tonique du système urinaire et reminéralisant, il assiste tout le système urinaire et constitue un diurétique sécuritaire. Grâce à l'inuline contenue dans ses racines, il régularise la glycémie et le taux de cholestérol, ce qui supporte l'équilibre hormonal. Il peut également être utilisé pendant la grossesse et aider pour les problèmes de constipation et de nausée. Un vrai allié !

Parties utilisées : feuilles, au printemps et tout l'été, fleurs, lors de la floraison, racines, au printemps et à l'automne.

En nourriture : ce n'est pas pour rien que ses feuilles sont mangées en salade depuis toujours. Délicieuses au printemps, elles stimulent le foie, brisant la stagnation de l'hiver. Ses fleurs sont aussi comestibles, en salade ou dans les sautés. Ses racines peuvent être torréfiées et moulues pour un succédané de café ami du foie.

En décoction : sèches ou fraiches, ses racines seront bouillies 10 à 30 minutes, pour en retirer toutes les propriétés.

En teinture (ou alcoolature) : en usage sporadique une semaine avant les menstruations, prenez 20 à 80 gouttes (0,5 à 2 ml), 2 fois par jour.

En cure, pour des périodes de 3 mois maximum, afin de laisser au foie la possibilité de faire son travail naturellement (excepté sur autre recommandation d’un(e) herboriste-thérapeute) : 20 à 40 gouttes 2 à 3 fois par jour.

Agripaume (Leonorus cardiaca)

L'agripaume, une plante pour calmer l'anxiétéL'agripaume est une plante qui pacifie le chemin entre le cœur et l'utérus. Fortifiant du système nerveux, on l'utilise pour calmer l'anxiété, les contractions du cœur et du plexus, les crises de panique. Amère, elle stimule aussi le travail du foie, en l'aidant à métaboliser plus efficacement les hormones. Tonique et léger stimulant utérin, elle prépare la matrice aux menstruations ou à l'accouchement et diminue les crampes menstruelles.

Parties utilisées : sommités fleuries. En tisane : elle est très amère, ce n'est donc pas la méthode à privilégier sauf pour un travail du foie. Une cuillerée à thé par tasse, infusée 5 minutes.

En teinture (ou alcoolature) : 40 à 200 gouttes (1 à 5 ml), 2 à 3 fois par jour (à éviter lors de la grossesse, excepté à la fin pour favoriser l'accouchement). On peut aussi mélanger la teinture à de l'huile essentielle de lavande et se frotter la région de la cage thoracique ou du plexus, pour un soutien d'urgence et pour calmer les angoisses.

Extrait du livre Sagesse et pouvoirs du cycle fémininpar Marie-Pénélope Peres et Sarah Maria Leblanc 
Paru aux éditions le Souffle d'Or, Juin 2017

3 autres plantes amies des femmes présentées

par Sarah-Maria LeBlanc, Herboriste-Thérapeute Accréditée (HTA)

L’Alchémille ( Alchemilla Vulgaris)

L'Alchémille, une plante progestéroniqueAppelée cape des dames en anglais, l’alchémille pousse en cercle et sa feuille forme une main ronde, ou un petit bassin végétal, dans lequel l’eau de pluie et la rosée se déposent. Les alchimistes recueillaient la rosée dans ces feuilles, d’où son nom. Progestéronique, elle régularisera le cycle et assistera Celle-qui-Voit, l’Enchanteresse dans la phase prémenstruelle en préparant l’utérus aux lunes. En effet, elle créera de son astringence une magnifique cape autour de notre utérus et des autres organes du bassin ! En ce sens, elle assiste bien l’achillée, le framboisier et le trèfle rouge. Aussi, elle pourra aider lors de menstruations douloureuses ou trop abondantes. Amère, elle est hépatique et elle aidera donc le foie à mieux métaboliser les hormones. Elle est souvent utilisée en plante ornementale dans les platebandes, comme une touche de féminin sacré qui passe inaperçue !

Parties utilisées : On utilisera les feuilles et sommités fleuries de l’alchémille en tisane (elle est un peu amère) à raison d’une cuillerée à thé par tasse infusée de cinq à dix minutes, ou on la préfèrera en alcoolature, à raison de 15 à 100 gouttes par jour à partir de l’ovulation.

La Sauge ( Salvia officinalis)

La sauge, une plante oestrogéniqueSi on connaît la sauge pour ses propriétés antiseptiques (rien de mieux qu'une tisane de sauge pour faire partir un mal de gorge !) ou digestives, c’est aussi une magnifique plante oestrogénique. C’est une des principales plantes utilisées pour soutenir les femmes qui vivent la transition vers la ménopause : elle réduit les bouffées de chaleur grâce à ses phyto-oestrogènes et son action anti-sudorifique et elle peut soutenir aussi le système nerveux lors des états anxieux ou dépressifs. C’est une femme sage qui accompagnera la femme dans son passage de la Mère à la Grand-Mère.

Parties utilisées : Certaines femmes l’utilisent pour régulariser leur cycle et diminuer les crampes menstruelles. On l’utilisera également en douche vaginale pour les levures, en bain de vapeur utérin (yoni steam) ou en tisane refroidie en vaporisateur pour les bouffées de chaleur ! En tisane, on prendra à raison d’une cuillère à thé par tasse de feuille ou sommités fleuries, qu’on infusera cinq à dix minutes.

La Shatavari ( Asparagus Racemosa)

Shatavari, une plante sensuelle et adaptogèneLa racine de cette plante est pour moi la Déesse-Mère des plantes médicinales pour les femmes. Sensuelle, elle augmente la libido, les sécrétions et l’acuité des sensations au niveau du vagin. Nourricière, elle augmentera nos sécrétions en tous genres, dont le lait maternel. On peut donc la prendre pendant la grossesse et c’est une plante de choix pour l’allaitement. C’est une tonique du système reproducteur et une adaptogène, elle augmente donc la fertilité, l’énergie et nous accompagne lors des moments transitoires. Elle est aussi émolliente, adoucissant les tissus utérins et rafraîchissante, calmant notre feu mental. On l’aime tellement ! Pour en profiter, pourquoi ne pas se faire le fameux "Shake de la Déesse" (recette herbale de la Mère), à la page 181 de notre livre ?

Voir également l'interview vidéo de Marie-Pénélope PERES

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