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Le chant, une voie de transmission et de guérison

Publié le : 21/03/2022 14:30:46
Catégories : Développement personnel , La Presse en parle

Le chant, une voie de transmission et de guérison

Quand s’est posée l’invitation d’écrire un article, nous avons spontanément décidé d’imaginer unir nos quatre mains-deux plumes afin qu’elles deviennent un tissage où chaque fil danse sa couleur, sa vibration et se relie à l’autre comme par magie. Partant de nos histoires individuelles, deux orientations se manifestent et prennent ancrage : héritage-transmission et guérison.

Héritage-transmission

Par Amala KLEP KREMMEL

Des cercles de femmes et d’hommes

Je le disais ce matin à mon mari après avoir déposé nos enfants à l’école : “Je me sens trouée d’un héritage spirituel dont j’ai manqué.” Nous évoquions notre joie à la perspective d’accueillir nos fils dans nos Cercles de femmes et d’hommes quand ils seront en âge de s’y joindre, d’être initiés à leurs mystères… Je ne l’ai pas vécu, enfant. Je n’ai pas vécu ce moment où un parent m’aurait prise par la main et initiée aux merveilleux secrets : de mon corps, de mes lunes de sang, de ma voix, de ma sexualité, de mes rêves, des chants, de la spiritualité… J’ai fait comme j’ai pu pour trouver ma place, comme la plupart d’entre nous avons fait. J’ai caché, prétendu, contrôlé, gardé la face, feint, pris le pouvoir, fui, essuyé discrètement des larmes, étouffé la boule dans le ventre, dans la gorge, l’armure dans la poitrine... Hier soir, toujours avec mon homme, nous évoquions une époque de notre adolescence dont un souvenir douloureux m’a traversée : celui d’un premier amour à qui je cachais mes lunes tous les mois, en parlant peu, mal, en me dénigrant, en me désavouant, en méconnaissant la magie d’être une femme… Je me revois un dimanche matin dans une ville endormie cherchant désespérément une serviette hygiénique ou un tampon pour dissimuler ma faute… D’être une femme ?...

Comment jongler entre les différents rôles de sa vie ?

J’ai connu de nombreux non-événements. Des passages avortés en reniant les cycles des âges et leurs acmés, en me sentant en décalage et en fuyant la confrontation des autres, de mon corps. Nous sommes nombreuses à connaître ces petits suicides de la jeunesse, voire du quotidien. C’est ainsi que la femme s’oublie, peu à peu, et croit que son héritage est celui de la honte, de l’infériorité, de prendre sur soi, d’accumuler les actes invisibles tout en faisant de son mieux pour jongler entre les différents rôles de sa vie, toujours mieux, toujours plus, toujours plus humblement, silencieusement, gracieusement, pour gagner l’approbation et la reconnaissance manquées depuis tant, tant, tant et tant de générations.

Je n’ai pas eu la chance d’avoir une Babouchka initiatrice des espaces sacrés. Cette Babouchka dont je rêve dans les visages de déesses et de sorcières qui peuplent ma réalité. Elle m’aurait prise par la main et aurait soulevé pour moi les pans de la Tente Rouge et de ses mystères… Cet espace utérin où les femmes se déposent, s’épaulent, s’écoutent, rêvent, pleurent, crient de joie, hurlent à la lune, pleurent, inventent, rient, saignent ensemble.

Bien sûr, j’ai reçu d’autres héritages. Plus masculins et efficaces. Plus manifestes et productifs. Plus perfectionnistes, créatifs, inventifs, stimulants, challengeants, quantifiables. Des héritages que j’honore et valorise. Malgré tout, je ne les remplacerais pour rien au monde.

De l'appel du féminin au chant sacré 

Mais l’appel du Féminin, un jour, m’a réveillée. Il s’est exprimé partout en moi, comme une bouffée, une chaleur irrépressible et je n’ai vu autre chose que cela autour de moi. Cette quête du Féminin absent. Évincé d’une société mercantile et pressée. Le Féminin et la Shekinah m’ont parlé différentes langues au creux de mes nuits. Différentes langues, mais une même chanson. Avec un seul mot décliné de mille façons : AMOUR. Ce Féminin m’a rappelée à mes origines manquées depuis tant de générations… La Shekinah, la Grande Déesse, m’a ouvert ses bras ailés, et je m’y suis jetée, assoiffée, épuisée, émerveillée. Muette de bonheur et de questionnements.

En ce sens, le chant sacré est devenu héritage pour moi. Une transmission spirituelle dont je pensais avoir été totalement dépossédée mais qui s’est réveillé avec éclat dans mes cellules, où il brille en réalité depuis des temps immémoriaux. Le rêve, ma religion, ma porte d’entrée favorite pour accéder à ces mémoires passées et futures, m’a conduite au Féminin ; et celui-ci m’a chanté mes origines.

Je ne pense pas que l’on retrouve véritablement qui l’on est en cherchant dans les annales et les souvenirs familiaux. Je pense qu’on y retrouve des traces de vulnérabilité et de souffrance avortées par les générations du dessus, qui appellent à retrouver leur juste place et à être honorées par un.e suivant.e. Car je crois qu’au final, notre véritable héritage n’est pas celui du sang… Mais celui qui se love dans cet instant présent. Ici et maintenant. Et au travers de là, de là d’où nous venons. Ici où se trouve tout le potentiel de vie et de joie. Lorsque cet instant présent se met en vibration, que des images et des sons s’écoulent de lui et chantent ses louanges… Nous retrouvons la mémoire du “Je suis” et du “Je sais pourquoi je suis là”. Les héritages du chant, des rêves, de la danse, du Féminin, de la Shekinah, parlent différentes langues… Mais leurs cœurs se retrouvent tous dans le berceau de l’Amour. Chaque chant que nous offrons au monde réveille cet Héritage commun et divin, qui n’a jamais cessé d’être inscrit en nous…

Guérison

Par Yaël CATHERINET BUK

Vers les chants de mon enfance

Deux nuits que mes rêves viennent me murmurer des mots, des images, autour de notre projet en co-écriture avec Amala pour cet article. Un sentiment, une invitation à plonger encore plus avec eux, les chants et leurs pouvoirs bénéfiques de soutien et plus grandement leur puissance curative.

Avant de développer avec vous, lectrices et lecteurs, sur leur efficiente sensibilité contribuant à de magnifiques guérisons, me traverse impétueusement les chants de mon enfance, les chants de mes racines, le souvenir de ce qui me lie à mon arbre, qui a été déraciné…

Mille et une images se dessinent et je retrouve toute la tendresse de ma mère me caressant la nuque en chantant « Une chanson douce » ; puis de mon père conduisant notre Citroën Déesse en interprétant Yves Montand ; ou bien encore toute ma famille à table devant le poste de télévision regardant et chantant les illustres chansons du film « Un violon sur le toit ».

Les mélodies, les rythmes, les paroles baignent, imprègnent tout un chacun dans ses intimes cellules et dans son âme laissant une trace indélébile, une empreinte d’un moment si particulier.

Le chant soigne et apaise

En évoquant les bribes de mon histoire personnelle, je souhaite mettre en lumière combien se trouve ici l’une des clés soignante et apaisante du chant. Il nous projette dans une émotion, un affect qui a imbibé de magie notre inconscient, et délivre un baume. Retrouver l’âme de ces chants dont les souvenirs retissent les bras réconfortants de nos proches où nous avons goûté les joies d’être aimé.e.s.

L’autre efficacité curative d’un chant est son usage lors d’un soin, un accompagnement, un rituel, une transmission, une célébration… Tout à son importance dans le chant : ses mots, son rythme, sa musicalité, la voix. Tout ce panel d’instruments portera et guideront vers un processus d’ouverture, de communication entre l’invisible et le visible, le conscient et l'inconscient. Un espace-temps hors du temps, nous porte vers une autre dimension, compréhension de ce que nous sommes amenés à traverser, un regard différent se modèle comme la possibilité d’un chemin plus éclairé, laissant ainsi nos turpitudes.

Du pouvoir guérisseur des chants

Les guérisseurs de tous horizons l'ont déjà bien compris depuis longtemps et quelles que soient leurs filiations spirituelles, pratiques, énergétiques et rituels magiques, ils utilisent les pouvoirs guérisseurs des chants. Ils s'en servent que ce soit pour invoquer une aide invisible, un allié ou recevoir une vision, mais aussi accompagner dans un passage ou simplement déposer un baume guérisseur là où persiste le trouble, la douleur, le vide. Tout est « bon » dans un chant, tout est résonance, ricochet, enveloppement, ouverture, fermeture, apaisement... Tout est guérison à travers un chanson, tout est émotion, telle une larme ou un sourire, nous soulageant, nous soutenant sur notre chemin.

Et si chaque pas que nous faisons à travers une compréhension, un acte, nous permettait de démêler les peines, d’absoudre les manques, de guérir et de pardonner, pour à son tour rentrer dans la ronde du « donner, recevoir » ?… Et ré-enchanter l’amour en chanson !

par Amala Klep Kremmel et Yaël Catherinet-Buk, autrice de 45 chants de passage, ed Souffle d'Or, mars 2022

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