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Ali FARKA TOURE

Ali Ibrahim Touré est né dans le village de Kanau, près du fleuve Niger au Mali. Sa famille est noble et issue de l'ethnie Arma. Passionné dès son enfance par les instruments traditionnels, il se forme tout d'abord à la guitare. Sa rencontre avec l'écrivain malien Amadou Hampaté Bâ aiguise son goût pour l'écriture. L'écrivain est séduit par la curiosité et la grande culture du jeune autodidacte (Ali Farka Touré n'a jamais été à l'école). A la fin des années 50, ils partent ensemble à travers le Mali afin de recueillir nombre sources musicales du pays. Dans les années 60, avec son groupe la Troupe 117, Ali Farka Toure tourne à travers les festivals et les concours du pays. En 1970, le musicien intègre l'orchestre de Radio Mali, et occupe un poste d'ingénieur du son. Il se familiarise alors avec les techniques de studio. Il restera à Radio Mali jusqu'en 1973. A la fin des années 60, il découvre la musique noire américaine et le blues. Une véritable révélation. C'est à cette époque qu'Ali Farka Touré commence sa carrière solo. Sa connaissance d'une dizaine de langues lui permet d'aborder de nombreux styles traditionnels. En 1976, à 37 ans, il sort son premier disque, "Farka" qui rencontre un énorme succès. Hampaté Bâ l'entraîne alors avec lui lors d'un voyage en France. Il sort plusieurs disques sur le label Sonodisc mais préfère retourner au Mali où il est désormais une vedette. En 1987, sa carrière prend un nouveau tournant : il entame sa première tournée européenne puis se rend aux USA et au Japon. L'Occident est alors en pleine vogue de la world music. Le talent d'Ali Farka Touré y trouve une énorme audience. Ce succès lui vaut un contrat sur le label World Circuit dont la première production se nomme "10 Songs From The Legendary (Songs from Mali)", suivi de près de l'album "Ali Farka Touré". Sonodisc ressort de son côté les anciens 33 tours sur CD. En dépit de cette réussite internationale, Ali Farka Touré passe plus de temps dans son pays qu'en Occident. Sa passion pour l'agriculture et son investissement dans de larges projets d'irrigation est très forte. Père de nombreux enfants, Ali possède 350 hectares de terres dans sa région d'origine. Il revient sur le devant de la scène world en 90 avec l'album "The River" et l'année suivante avec "The Source". Sur ce dernier album, il partage un duo avec le bluesman américain Taj Mahal. Ali Farka Touré est alors l'une des plus grandes vedettes de la musique africaine autant sur son continent qu'en Occident. Il a l'occasion de jouer avec John Lee Hooker au cours de l'été 91. Leur duo, très symbolique, représente la longue route de la musique africaine au cours des siècles. Mais son plus gros succès sur la scène internationale correspond à la sortie de l'album "Talking Timbuktu" en 93. Fortement teinté de blues, ce travail est le résultat d'un duo avec le guitariste américain Ry Cooder. Les critiques sont dithyrambiques. En 96, Ali Farka Touré sort une compilation de ses anciens enregistrements. Les passerelles entre le blues américain et les sons du Sahel y transparaissent nettement. Dès 97 Ali annonce qu'il veut se retirer de la scène pour se consacrer à l'agriculture. Son objectif est de donner du travail aux jeunes de sa région afin de lutter contre l'exode rural. Il s'investit aussi dans la production de jeunes artistes et crée un studio à Bamako. On lui doit par exemple le "parrainage " de Rokia Traoré. Néanmoins, Ali Farka Touré réapparaît en juin 99 avec un nouvel album "Niafunké". Toujours coloré de blues, le travail d'Ali évoque le travail de la terre, mais aussi l'apartheid, l'éducation ou la justice. Enregistré dans un studio mobile, cet album a été réalisé sur place. En 2000, il donne quelques concerts dont un au Festival d'Essaouira et un autre au Festival de Jazz de la Villette à Paris. En août, il annonce la fin de sa carrière musicale. Le réalisateur américain Martin Scorsese filme Ali Farka Touré dans "Du Mali au Mississippi" diffusé sur les écrans en 2004. Il fait parvenir de nouveaux enregistrements au producteur américain Nick Gold qui comprend le message et vient retrouver l’artiste au Mali. "In The Heart Of The Moon" est enregistré avec un studio mobile dans un hôtel de Bamako. L'album est complété par des interventions du guitariste américain Ry Cooder et du contrebassiste cubain Cachaito Lopez. Le disque sort en juillet 2005 et le succès commercial est au rendez-vous. En février 2006, le blueman malien reçoit avec Toumani Diabaté, un Grammy Award pour le meilleur album traditionnel de musique du monde de l'année. A la suite d'une longue maladie, Ali Farka Touré s'est éteint le 7 mars 2006 à l'âge de 67 ans.



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